CinéMode par Jean-Paul Gaultier, jusqu’au 16 janvier 2022, Cinémathèque Française

Fans de mode, vous êtes gâtés depuis l’automne ! Après Thierry Mugler, Couturissime, à découvrir depuis le 30 septembre au MAD Paris (Musée des Arts Décoratifs), la Cinémathèque Française propose CinéMode par Jean-Paul Gaultier, visible jusqu’au 16 janvier 2022. Outre les costumes créés par le célèbre couturier, cette exposition met en scène les univers cinématographiques qui ont inspiré Jean-Paul Gaultier. Films de SF, westerns, reconstitutions historiques, drames intimistes ou comédies, l’artiste puise dans sa culture cinéphile pour détourner les genres et accoucher de créations uniques.

La veste de cuir de Marlon Brando dans l’Équipée Sauvage, revisitée par Jean-Paul Gaultier. © Nausica Zaballos

Que les corps masculins et féminins soient hyper-érotisés comme dans L’Équipée sauvage avec Marlon Brando ou plus ambivalents dans La Mauvaise Éducation (Pedro Almodovar, 2004), Jean-Paul Gaultier invente des tenues saisissantes qui ne se contentent pas de faire un clin d’œil au film référencé mais qui offrent, au contraire, plusieurs niveaux d’interprétation des personnages à l’écran.

L’un des costumes de Gael García Bernal dans La Mauvaise Éducation. © Nausica Zaballos

Pas étonnant alors que Jean-Paul Gaultier ait été le costumier de plusieurs films, nouant des relations artistiques très fructueuses avec des réalisateurs comme Pedro Almodovar (Kika, 1993), Luc Besson (Le 5 élément, 1997), Jean-Pierre Jeunet (La Cité des enfants perdus, 1995) ou Peter Greenaway (Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant, 1989)

L’un des costumes de Kika dans le film éponyme. © Nausica Zaballos

Son savoir-faire et son amour du cinéma sont récompensés en 2012 lorsque Jean-Paul Gaultier est invité comme jury au Festival de Cannes. Avec Ciné-Mode, la Cinémathèque rend hommage au dialogue fécond qu’entretiennent les créateurs de mode avec le cinéma. Gauthier est l’héritier de précurseurs comme Christian Bérard, proche collaborateur de Louis Jouvet, ou Marcel Rochas qui créé toutes les robes du film Falbalas (Jacques Becker, 1945), premier choc visuel du jeune Jean-Paul Gaultier, et auquel la première salle de l’exposition est consacrée.

Robe de mariée signée Marcel Rochas, présentée dans un décor de Jean Cocteau, avec 180 autres figurines, au Théâtre de la Mode, exposition présentée à la Libération. Les robes du film Falbalas sont directement inspirés de cette robe. © Nausica Zaballos

© Nausica Zaballos

Avec cette exposition, Jean Paul Gaultier qui a quitté le devant de la scène lors de son défilé d’adieu au Théâtre du Châtelet en 2020, s’est fait plaisir en convoquant de nombreuses tenues iconiques du 7e art. Les tailleurs masculins de Marlène Dietrich, les robes futuristes inventées par Pierre Cardin, Paco Rabanne et André Courrèges pour le film Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? (William Klein, 1966), le fourreau capuche de Grace Jones signé Alaïa dans Dangereusement vôtre (John Glen, 1985), le pantalon de cowboy de John Wayne… toutes ces tenues témoignent de l’évolution de la mode et de l’histoire du cinéma.

Robe portée dans Qui êtes-vous, Polly Maggoo ? (William Klein, 1966). © Nausica Zaballos

 

Zorro queer. © Nausica Zaballos

Tenues portées par Marlène Dietrich. © Nausica Zaballos

 

Tenue de Sharon Stone dans Basic Instinct ( Paul Verhoeven, 1992) © Nausica Zaballos

 

Grace Jones, Dangereusement votre. © Nausica Zaballos

 

Robe portée par Mae West. © Nausica Zaballos

Catwalk, Grace Kelly. © Nausica Zaballos

© Nausica Zaballos

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