La Grande rêvasion, Rémi Durin, 28 janvier
Avec La Grande Rêvasion, le distributeur Les Films du Préau propose un programme de courts espiègles et surprenants. Dans les deux premiers films, de 9 minutes chacun, il est question de mystérieuses boîtes. J’ai trouvé une boîte d’Éric Montchaud est peuplé d’animaux animés en papiers découpés. Le héros principal est Guy, un jeune oiseau qui, comme le titre l’indique, trouve une boîte dans la forêt. Sauf qu’il ne sait pas à quoi elle peut servir. S’en suit une série de rencontres, souvent absurdes, avec d’autres habitants des bois qui s’essaient tous à une explication rationnelle. Le film possède un rythme qui s’apparente presque à celui des comptines, la dimension loufoque en plus.
Qu’y a-t-il dans la boîte ? du réalisateur belge Bram Algoed est une sorte de long travelling qui donne à voir l’itinéraire, à travers mers, montagnes, campagnes et cités, d’une incroyable boîte façon poupée-russe.
D’abord porte-conteneur, puis énorme caisse et enfin petit colis, la boîte contient divers univers animaliers qui finissent par se rejoindre en une séquence musicale très poétique. Un beau voyage.
Le film de 26 minutes qui donne son nom au programme est un petit chef d’œuvre. Tourbillonnant, habité, émouvant, La grande rêvasion a été réalisé par Rémi Durin, formé au sein des ateliers d’animation La Cambre, en Belgique. Il est le cofondateur du studio bruxellois l’Enclume et de lui, on connaît surtout Yuku et la fleur de l’Himalaya qu’il avait coréalisé.
Avec La Grande Rêvasion, on retrouve ce même goût pour le spectacle et la musique qui faisait le sel de Yuku; la bande-son est signée Yan Volsy qui était compositeur sur Hola Frida et Linda veut du Poulet.
A partir d’une situation initiale simple – un spectacle d’école qui donne le trac – Rémi Durin bâtit un monde féerique peuplé de créatures étranges : un robot quelque peu autoritaire, un chat danseur, un chien prénommé Pantoufle et un oiseau – guide. Andrea rêve-t-elle ou a-t-elle été transportée dans une dimension parallèle ?
Malgré les tonalités aquarelles, le château dans les nuages où s’est retrouvée la petite fille comme par magie possède un côté angoissant. A l’abri des regards, loin du spectacle qui lui faisait si peur, Andrea n’est-elle pas prisonnière ? Et comment fera-t-elle pour retourner dans son monde ? Peut-être que sortir de sa zone de confort est la solution à ce casse-tête. La Grande rêvasion est un joli conte philosophique qui plaira à petits et grands.
28 janvier 2026 en salle | 0h45min | Animation, Famille








Commentaires récents