Les orphelins, Olivier Schneider, 20 août
Les orphelins d’Olivier Schneider est un film qui castagne ! Normal, il est réalisé par Olivier Schneider, chef cascadeur sur James Bond – Mourir peut attendre, coordinateur des combats sur James Bond – Spectre, cascadeur et coordinateur de combats sur Fast & Furious 6… La liste est longue. Bref, le premier opus de ce maître de l’action est un vrai condensé d’adrénaline. L’histoire est simple : suite à un hit and run (un chauffard qui cause un accident et ne s’arrête pas), Sofia, la maman de Leïla, une gamine de 17 ans championne de combat à la canne, décède. Ses deux amis d’enfance – et potentiels papas de Leïla – viennent aux obsèques et renouent avec leur passé, avant de se lancer sur les traces de l’agresseur.
Un peu à la manière d’Amicalement votre, on voit lors d’une séquence introductive les trajectoires opposées des deux anciens camarades d’orphelinat. Gab et Driss ont évolué dans des mondes proches mais antagonistes. L’un est devenu policier à l’IGPN, l’autre fixeur pour des voyous. Ce duo explosif – qui s’est disputé l’amour de Sofia quand ils avaient 18 ans – doit apprendre à faire équipe pour protéger Leïla, menacée par la mère du meurtrier. Les orphelins, ce n’est pas uniquement Gab, Driss et désormais Leïla, mais aussi le pauvre gosse, responsable de l’accident. C’est un gamin d’une des plus riches et influentes familles de la côte basque mais il a grandi sans amour, élevé ou plutôt dressé, par une mère mafieuse limite sociopathe.
Sous ces abords de buddy movie bourré d’action, Les orphelins propose une réflexion intéressante – qu’on n’attendait pas dans ce type de long-métrage – sur la paternité et la famille. Alban Lenoir et Dali Benssalah, dans des genres différents, sont crédibles en papas poules qui n’hésitent pas à mitrailler à tout va pour sauver leur fille. Olivier Schneider est un as de la baston : ses courses poursuites – dantesques ! – sont millimétrées et ses cascades vraiment spectaculaires.
Le réalisateur a eu la bonne idée de filmer au Pays Basque, qu’on voit trop rarement à l’écran. La photographie, léchée, rehausse la beauté des paysages traversés à toute allure par des bolides de tout type (voitures, motos, bateaux) fonçant dans les rues de Saint Jean de Luz ou le long de la côte près de Biarritz. L’alchimie entre Alban Lenoir, Dali Benssalah, et Sonia Faidi (bluffante dans les scènes d’action) est palpable (on a l’impression qu’ils se sont bien amusés) et renforce le capital sympathie du spectateur pour ce trio hors normes.
Les orphelins est une belle grosse production Gaumont, qui coche toutes les cases de ce type de film, et tient en haleine jusqu’aux dernières minutes !
20 août 2025 en salle | 1h35min | Action
De Olivier Schneider
|Par Nicolas Peufaillit, Olivier Schneider
Avec Alban Lenoir, Dali Benssalah, Sonia Faidi, Anouk Grinberg, Suzanne Clément, Naidra Ayadi…





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