La juste route, Ferenc Török, 17 janvier

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2 réponses

  1. mischa dit :

    Décidément, depuis la fin du régime socialiste en 1989, la Hongrie ne cesse plus d’aborder la question juive qui taraude son histoire toute entière. Jadis, Jancsó, Mészáros, Szabó (« Père ») l’abordèrent en filigrane. Puis Szabó y revint plus nettement (« Sunshine »), Judit Elek (« Mémoires d’un fleuve », « Dire l’indicible ») également, et, enfin László Nemes (« Le Fils de Saul »). Jadis, les communistes, rejetant dogmatiquement tout antisémitisme, nièrent, en revanche, et, contre toute réalité, la permanence du fait culturel juif. Aujourd’hui, alors que la pensée et la parole se libèrent et aussi paradoxalement que cela puisse paraître l’antisémitisme virulent réapparaît en Hongrie. Les réalisateurs de cinéma, entre autres, ne mangent pas de ce pain-là. Cependant, au-delà du respect de l’altérité juive, c’est le respect de l’altérité dans sa globalité qui y est questionnée. Les films magyars surprennent parce que cette sensibilité transpire dans la majorité des films d’ici (voir « White God » de Mundruczó et « Corps et Âme » de Ildikó Enyedi).

  2. Nausica Zaballos-Dey dit :

    Oui, toute cette question est traitée de manière allégorique dans White God qu’on pourrait aussi qualifier de fantastique… dommage que les films français de ces dernières années qui ont pour sujet l’antisémitisme ou la collaboration restent dans un registre classique et académique des plus gnangnan. (Un secret, Zone libre…)

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