10 films pour fêter la musique !

Le cinéma et la musique ont toujours fait bon ménage, en témoignent les comédies musicales devenues classiques du genre comme Un Américain à Paris (Vincente Minnelli, 1951), les biopics en forme d’hommage tel Ray (Taylor Hackford, 2004) ou les films qui, à l’instar de 20 Hour Party People (Michael Winterbottom, 2002) retracent l’émergence et l’évolution de scènes musicales. Retour en chansons sur 10 films où la bande-son tient le rôle principal, du bis au culte, en passant par tous les styles de musique.

1. Dig de Ondi Timoner.

L’une de mes premières critiques, publiée en 2005 sur le site Le cargo.org. J’écrivais : « Dig est un documentaire aussi édifiant que tragique sur la descente aux enfers d’un groupe, les Brian Jonestown Massacre au leader incandescent Anton Newcombe, prophète rock paranoïaque et l’ascension quasi fulgurante de son rival, les Dandy Warhols que l’on ne présente plus. » Pour lire la suite sur le site, il suffit d’un clic : critique Dig!

Bref, un docu qui filme au plus près et sur 7 ans la rivalité de deux groupes de rock de la scène indé nord-américaine. L’occasion de découvrir un groupe néo-psychédélique relativement méconnu en France, les Brian Jonestown Massacre et de réécouter les tubes mondiaux des Dandy Warhols, We used to be friends et Not If You Were The Last Junkie On Earth, grosses piques envoyées à Anton, le leader des BJM.

2. Control d’Anton Corbijn.

Biopic qui retrace la courte vie de Ian Curtis, leader du groupe de new wave Joy Division, qui s’est suicidé à 23 ans. Un film sobre, en noir et blanc, très émouvant, un bel hommage qui n’hésite pas à mettre en lumière le côté sombre du bel ange (sa relation tourmentée avec son épouse). On retrouve aussi tous les tubes de Joy Division, de Transmission à She’s lost control.

 3. Almost famous de Cameron Crowe.

Encore un film sur le rock mais vu du point de vue d’un critique. Largement autobiographique, Almost famous raconte les premiers pas dans le monde du rock d’un critique pas encore sorti de l’adolescence, l’alter-ego du réalisateur Cameron Crowe qui avait signé plusieurs papiers pour le magazine Rolling Stone. Un film sympathique avec une bande-son qui donne envie de danser, plein de nostalgie pour la période des 70’s. On retrouve des tubes comme le Tiny Dancer d’Elton John mais aussi des morceaux moins connus comme Feel Flow des Beach Boys.

4. I feel good ! de Stephen Walker : le sens du rythme à 80 ans !

Encore un film que j’avais critiqué pour le site le cargo.org. J’écrivais en 2009 : « I feel good est comme son nom l’indique, un documentaire sur des individus qui se sentent bien dans leur peau. Après de multiples pontages coronariens et 4 années de chimiothérapie, on pourrait pourtant connaître des moments de déprime. Eh bien, rien de tel pour les biens nommés Young at Heart, des sexta/septa et octogénaires qui partent régulièrement sur les routes des 4 continents pour interpréter d’improbables reprises de morceaux rock. »

Un feel-good movie, qui a le mérite de s’interroger sur le devenir de nos populations occidentales vieillissantes sans jamais sombrer dans le voyeurisme.

5. Benda Bilili de Florent de La Tullaye et Renaud Barret.

Kinshasa, une seule loi : survivre coûte que coûte pour des milliers de personnes à la rue. Un groupe de musiciens handicapés, le staff Benda Bilili, rêve de gloire. Ils croisent la route de deux français amoureux fou de l’Afrique et de ses contradictions : âpreté et joie de vivre contagieuse. En route vers la gloire pour le staff… Présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2010, Benda Bilili filme le quotidien d’un orchestre originaire de Kinshasa, en République démocratique du Congo, composé de nombreux musiciens handicapés. Une leçon de courage, et de bonne humeur, là aussi exempte de tout voyeurisme.

6. Les Commitments d’Alan Parker.

Cap vers l’Irlande où plusieurs chômeurs décident de fonder un groupe de soul music. Bien avant The Full Monty, beaucoup plus subtil et moins commercial, un petit bijou qui fait danser jusqu’au bout de la nuit. Au programme : des reprises plus que réussies des classiques, Try a little tenderness d’Otis Redding, Take me to the river d’Al Green, Nowhere to run de Martha Reeves, Destination Anywhere des Marvelettes

 7. Trouble every day de Claire Denis.

Un film de vampires et d’anthropophages qui divise (parfois jugé trop glauque ou intello) mais quelle bande-son ! Les Tindersticks bien sûr.

8. Arizona Dream d’Emir Kusturica.

Goran Bregovic, fidèle complice du réalisateur serbe, s’accoquine avec un Iggy Pop très inspiré pour In the death car… et d’autres envolées lyriques. Un magnifique casting : Faye Dunaway, Johnny Deep, le ténébreux Vincent Gallo, Lili Taylor et Jerry Lewis… pour un film plus sombre et profond qu’il n’y paraît de prime abord.

9. Voyage of the Rock Aliens de James Fargo: la musique au secours du nanar ultime !

Si on se rappelle encore aujourd’hui de ce nanar, c’est pour le morceau de bravoure de Germaine Jackson et de Pia Zadora (petite amie du réalisateur!) : When the rain begins to fall. Tout craint : les costumes, le scenario, les dialogues, la réalisation, les décors, les effets spéciaux, les cascades… le nanar ultime donc forcément sublime !

10. I like it like that de Darnell Martin

Et on finit dans le Bronx avec un film quasi oublié d’une réalisatrice qui depuis tourne surtout pour la télévision (Grimm, Vampire Diaries, Grey’s Anatomy…). I like it like that était une petite bluette à la bande-son détonante et qui ne déméritait pas au milieu des autres comédies sentimentales de l’époque. A revoir pour la reprise des Blackout Allstars.

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