Concours 10 places à gagner : L’éveil d’Edoardo

CONCOURS Cinescribe-Epicentre Films: 10 places à gagner pour aller voir L’éveil d’Edoardo au cinéma !
Pour participer au concours : rien de plus simple! Il faut répondre à la question suivante : quel est le prénom du meilleur ami d’Edoardo? Envoyez votre réponse avec vos coordonnées complètes (pour l’envoi des places – 2 par réponse gagnante) avant le 18 juin à redaction@cinescribe.fr

L’éveil d’Edoardo, c’est un peu l’anti Larry Clark. Duccio Chiarini filme des adolescents qui vivent leurs premiers émois et tourments mais il porte sur eux un regard d’une humanité et d’une simplicité confondantes. Barış Özbiçer, son directeur de photographie (dont on avait déjà pu apprécier le talent dans Miel), compose des images d’une douceur extrême d’où émane une grâce naturelle.

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Autour d’un scenario qui aurait pu accoucher d’une histoire graveleuse et réduire le spectateur à un rôle de voyeur se construit un petit monde ouaté. Cet univers tranquille est délimité géographiquement et temporellement.

C’est l’été, dans une station balnéaire d’Italie, près de Pise. Edoardo (Matteo Creatini, la tête de l’emploi) passe ses vacances dans la maison qui l’a accueilli, lui, sa petite sœur et ses parents, depuis des années. C’est un grand échalas, un rêveur qui se réfugie dans la cabane de pêcheur de son grand-père pour y dévorer des romans tristes. Cet été là est différent de tous les autres : son grand-père est mort et Edoardo s’apprête à entrer à la fac, probablement à Pise. Autour de lui, ses amis changent ou font des projets pour le futur. Arturo (Nicola Nocchi), son meilleur copain, veut à tout prix perdre sa virginité. Sa voisine Bianca (Bianca Ceravolo), dont il est secrètement amoureux, envisage de s’installer à Paris pour y suivre des cours à La Sorbonne. Ajoutez à cela une petite sœur en plein âge ingrat et des parents sur le point de divorcer…

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Au milieu de tout ce remue-ménage très italien, Edoardo reste calme. Il continue d’observer le monde avec ses grands yeux mélancoliques et un rien blasés. S’il fera une rencontre déterminante sur le plan physique, son éveil sera davantage intellectuel. Car Edoardo a un secret, il souffre d’une malformation anatomique qui l’empêche de jouir, au propre comme au figuré, de la vie. Au gré des rencontres avec l’autre sexe et des conseils avisés des médecins (substituts paternels symboliques), Edoardo prendra confiance en lui et quittera son cocon léthargique pour découvrir le monde.

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Il y a deux dimensions dans cette romance adolescente initiatique. La carte postale estivale est le cadre nécessaire d’un récit dans lequel tout adulte qui se souvient de son adolescence pourra se projeter. Qui n’a pas vécu un été -entre fêtes, virées à la plage- semblable à celui du jeune protagoniste ? Mais, le monde d’Edoardo n’est pas si lisse qu’il n’y paraît. Bien qu’éloigné de L’étrange petit chat par la forme, Short Skin (titre original de L’éveil d’Edoardo) distille une ambiance parfois un peu inquiétante autour d’un poulpe, d’une chienne, de teintures de cheveux ou d’une bourse Erasmus. Que fuit Bianca ? Qu’est-ce qu’Elisabetta (Miriana Raschilla) a écrit dans sa lettre pour transformer à jamais ce grand dadais d’Edoardo ? Les situations et gestes du quotidien génèrent des épiphénomènes qui laisse entrapercevoir, derrière la façade du monde familial rassurant, des secrets et des regrets… et c’est certainement cet enfer pavé de bonnes intentions qu’Edoardo finira par fuir…

L’éveil d’Edoardo, un film subtil et intelligent, à découvrir le 18 juin en salles.

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Date de sortie : 17 juin 2015 (1h26min)
Réalisé par Duccio Chiarini
Avec Matteo Creatini, Franscesca Agostini, Nicola Nocchi…
Genre : Comédie
Nationalité : Italien

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